Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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Le chaume
Couramment employé dans les régions les plus humides et froides du monde, le chaume est la tige de plantes résistantes, faciles à mettre en bottes et adaptées à un tel usage. Chaume de seigle, de blé, de sarrazin, de genêt, de fin roseau ou d'osier, il est apprécié pour son herméticité aux courants d'air, pour ses très bonnes qualités d'isolations thermique et phonique, tant qu'il est en bon état, c'est-à-dire une cinquantaine d'années en étant bien entretenu. Durant des siècles, le chaume a recouvert le toit de milliers d'habitations, surtout parce que, quatre fois plus léger que des tuiles ordinaires, il permettait de constuire une charpente très simple et de qualité médiocre, une charpente bricolée main, à la portée des pauvres paysans du passé. Les belles charpentes étaient payées en vraie monnaie, privilège des riches et puissants.
 
Aujourd'hui, les toits de chaume connaissent un renouveau sensible, car ils sont conformes à une certaine architecture, en Bretagne, en Vendée, en Auvergne, dans nos montagnes. Ils sont naturels, ont un excellent bilan écologique et protègent efficacement les habitations.

En Irlande, où les vents sont souvent très forts, les toits de chaume sont emballés dans de grands filets de pêche arrimés aux murs. Ceci ne semble pas nécessaire chez nous, sauf face à l'océan peut-être. Les Irlandais savent refaire eux-mêmes une portion de toit à rénover et considèrent cette tâche comme faisant partie de l'entretien annuel. La paille de seigle, de blé ou de sarrazin ne leur coûte absolument rien et il faut juste une échelle, le tour de main adéquat et des visites d'entretien fréquentes car la paille des céréales peut s'effriter à la longue.

Aujourd'hui, des artisans chaumiers maîtrisent la technique qu'ils héritent d'une longue tradition. Ils sauront poser une couverture en chaume durable et conseilleront l'emploi d'osier, de roseau ou de genêt, qui ne demandent, eux, pas plus d'entretien qu'une toiture de tuiles ordinaires, c'est-à-dire, tous les dix ans, un démoussage et quelques remplacements. 
 
 
 
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