Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

1fenouilpanos.jpg

Utilisateur






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Visiteurs: 15051364
La récupération de l'eau de pluie, puits, sources

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
UTILISER L'EAU DE PLUIE, DES PUITS, DES SOURCES


QUALITÉ DE L'EAU DE PLUIE

Récupérer l'eau qui s'écoule dans les gouttières permet de profiter d'une eau de bonne qualité et de faire diminuer sa facture. Dans la mesure où cette eau n'entartre pas les installations, elle augmentera d'un bon tiers la longévité des appareils électroménagers et du chauffage. Le nettoyage des sanitaires et des surfaces blanches en est facilité. Cette eau plutôt douce demande moins de détergent pour les lavages et diminue d'autant nos rejets dans l'environnement. Les textiles restent doux et colorés. D'excellente qualité organoleptique, l'eau de pluie offre une eau de boisson saine et moins polluée que l'eau d'adduction ou l'eau embouteillée ordinaire. Pour finir, elle offre un bien-être certain sous la douche ou dans le bain, évite les irritations et le dessèchement de la peau. Même les cheveux sont plus souples et plus brillants.

Avec ces avantages de confort, il y a économie financière et meilleure gestion de l'environnement. Récupérer l'eau de pluie est un geste écologique, un acte de bonne économie et la garantie contre les contaminations dont l'eau peut être le vecteur. Triple avantage, tout-en-un écologique, qui devrait nous aider à faire le pas d'un investissement somme toute raisonnable.

Je reproduis ci-dessous un extrait du livre d'Annette Elens-Kreuwels aux éditions du Fraysse, dont un chapitre expose les réalités de l'eau de distribution dans son pays, la Belgique, comparativement à celles de l'eau de pluie.

"Eaux de distribution :

La chloration de l'eau est présentée comme la panacée pour garantir la qualité microbiologique d'une eau potable. C'est oublier le fait que, d'après l'Organisation Mondiale de la Santé, la chloration est une décision basée sur une balance de risques : on décide de chlorer l'eau pour éviter un danger à court terme, celui des maladies bactériennes infectieuses, tout en sachant qu'à long terme on expose le consommateur à des problèmes de santé d'une autre nature, plus difficiles à cerner. Les informations véhiculées par les compagnies distributrices d'eau doivent être considérées comme des informations à caractère commercial.
Le chlore oxyde les matières organiques éventuellement présentes dans l'eau et forme des composés organochlorés dont certains sont très toxiques. Mais c'est un aspect mineur de la nuisance provoquée par les traitements oxydants. La chloration provoque l'éclatement des bactéries qui dispersent dans l'eau leurs endotoxines et leur matériel génétique. Ce dernier sert d'aliment pour les virus toujours présents dans l'eau, et certains peuvent être pathogènes. Tout traitement oxydant (chloration, ozonolyse) augmente le rH2 de l'eau. De ce fait, le rH2 (non mesuré dans les laboratoires officiels de contrôle) de la plupart des eaux de distribution est au-dessus de 32. D'après les résultats des recherches médicales en bio-électronique, dans un milieu aqueux dont le rH2 est supérieur à 32, les virus se sentent très bien et se multiplient volontiers, pour autant qu'il y ait nutriment. C'est la valeur du rH2 qui détermine les domaines de multiplication des bactéries et des virus. Le chlore n'est virulicide qu'à une concentration intolérable pour l'homme.

D'après Vincent, une eau biocompatible n'est jamais obtenue par désinfection d'une eau contaminée. Il vaut mieux éliminer les bactéries éventuelles physiquement et non chimiquement. Dans la pratique, on constate qu'il est de loin plus facile d'éliminer les bactéries d'une eau contaminée que de corriger les données physico-chimiques déficientes (pH, rH2, résistivité, teneur en nitrates, etc). Un simple filtre céramique d'une porosité comprise entre quatre et sept dixièmes de micron élimine 98 à 99% cent des bactéries, sans favoriser le développement viral. Ce système est utilisé depuis plus de 80 ans, surtout dans les pays tropicaux, pour produire de l'eau de boisson au départ d'une eau contaminée (système Katadyn). Une des premières descriptions en est donnée par H. Gauthier et G. Charpy dans Leçons de chimie, en 1913 ! L'eau de pluie recueillie dans une citerne en béton a des caractéristiques physico-chimiques parfaites et peut être rendue biocompatible par un simple passage à travers un filtre en céramique. Des systèmes complets contenant des filtres bactériens en céramique prévus pour potabiliser l'eau de pluie sont commercialisés depuis quelques années et fonctionnent à la grande satisfaction des usagers.

Lorsqu'on souhaite une eau encore moins minéralisée, encore plus pure, les systèmes à osmose inverse conviennent bien pour un usage domestique. Cette technique est même incontournable quand on ne dispose que de l'eau de distribution. Au départ de cette eau (celle de la ville) seule l'osmose inverse peut fournir une eau biocompatible. Au départ de l'eau de citerne, l'usager a le choix entre le filtrage bactérien (moins onéreux) et l'osmose inverse. Le choix entre les deux est surtout une question de goût.

La désinfection relève d'une conception médicale où tout est centré sur la lutte contre les maladies et contre tout ce qui vit et susceptible de rendre malade ou supposé en tant que tel. Eau stérile ou eau vivante, c'est un choix personnel de nature philosophique.

Bioélectronique et eau de pluie :

Dans un environnement pollué, où il sera de plus en plus difficile de trouver une eau naturellement biocompatible, la pluie est une source tout à fait intéressante, aussi bien quantitativement que qualitativement. Quand on sait que l'eau des précipitations captées sur les toits des habitations pourrait en moyenne couvrir de 70 à 80% de la consommation domestique actuelle et que, compte tenu du fait qu'un tiers de cette eau passe par la chasse des WC, on se rend compte qu'avec l'eau de pluie stockée dans des citernes, l'auto-suffisance est à la portée d'une portion très importante (probablement la majorité) de la population. Pour cela, il suffit d'adopter le système de valorisation intégrale de l'eau de pluie et celui du traitement sélectif des eaux usées domestiques. Ce dernier supprime l'usage d'eau par les chasses.

Contrairement aux idées largement répandues, l'eau de pluie correctement stockée dans une citerne en béton ou en maçonnerie est d'une qualité physico-chimique et bioélectronique de loin supérieure à l'écrasante majorité des eaux naturelles que l'on potabilise pour la distribution. À titre d'exemple, elle contient 40 fois moins de zinc que l'eau de distribution de la ville belge de Mons, nettement moins de fer et de plomb. De plus, elle n'a jamais percolé à travers des terres traitées aux engrais chimiques, aux pesticides et sur lesquelles on a épandu des boues de fosses septiques ; elle n'est jamais puisée dans une rivière où aboutissent des égouts urbains et industriels. Au point de vue bioélectronique, l'absence de traitement oxydant (chloration), la faible minéralisation (de l'ordre de cinquante mg/l), son caractère neutre et indifférent rédox et sa douceur (th très faible) font de l'eau de pluie une matière première exceptionnelle pour l'obtention d'une eau biocompatible.

Les caractéristiques bioélectroniques et physico-chimiques de l'eau de pluie potabilisée par filtrage bactérien et par osmose inverse sont les suivantes :

L'eau de pluie est polluée comme presque toutes les eaux naturelles. Le contraire tiendrait du miracle. Le niveau de pollution se mesure en milli- ou en microgrammes par litre mais prétendre, sans avoir fait des analyses, que l'eau de citerne contient trop de métaux lourds et de pesticides n'est pas une position objective. On incrimine souvent les chenaux en zinc de polluer l'eau de pluie. En milieu acide (l'eau de pluie l'est naturellement), le zinc est insoluble. Dans l'eau d'une citerne récoltée avec des chenaux en zinc, nous avons systématiquement mesuré et relevé une concentration en moyenne 40 fois moins élevée que dans l'eau de distribution de Mons (qui contient déjà moins de zinc que le niveau légal admissible). Il y avait aussi 10 fois moins de fer et nettement moins de plomb et de cadmium.

Il est vrai que, ponctuellement, une averse peut contenir une quantité de pesticides supérieure aux normes. Ce phénomène est rare et généralement localisé dans les régions à grandes cultures. Seulement, dans une citerne, on gère l'eau de plusieurs dizaines d'averses et la valeur moyenne de la concentration a très peu de chances de dépasser les normes. Même si tel était le cas, le filtre de charbon actif toujours associé à tous les systèmes de potabilisation de l'eau de pluie en diminue notablement la concentration. Il ne faut tout de même pas perdre de vue que la destination logique des pesticides n'est pas la dispersion dans l'atmosphère, mais la terre. L'eau de ruissellement et de percolation qui alimente les eaux de surface et souterraines contiendra 10, 100, voire 1000 fois plus de pesticides que l'eau de pluie. C'est l'eau qui alimente les sources d'eau potabilisable. Heureusement, le sol est un excellent filtre naturel, mais il a également ses limites.

La pollution accidentelle provenant des oiseaux ou des rongeurs morts dans la citerne est un risque réel, bien que minime. Il appartient à chacun d'en apprécier l'importance. En plaçant des grilles au-dessus des chenaux et à toutes les ouvertures d'une citerne, on en diminue fortement la probabilité. C'est la pratique qui montrera les risques réellement encourus. Sur les quelques centaines de familles qui boivent l'eau de pluie depuis quelques années, je n'ai pas encore eu connaissance d'un accident de ce genre, bien que la probabilité théorique n'est pas nulle ; elle est probablement bien moins élevée que d'avoir un grave accident de voiture.

Ceux qui mettent en garde le public contre les molécules toxiques provenant des citernes en PVC susceptibles de polluer l'eau de pluie, doivent savoir que j'ai toujours déconseillé formellement l'usage de telles citernes. De même que les revêtements des toits en bitume, plastique ou autres matériaux synthétiques. Je ne recommande que les citernes en béton ou en maçonnerie. La qualité du ciment utilisé a aussi son importance. Jusqu'à présent, on n'a pas encore observé de problèmes du côté des métaux lourds, mais il faut rester vigilant, car les cimenteries utilisent de plus en plus de combustibles de substitution. Ces combustibles, toxiques au départ, vu la température élevée de la fabrication du ciment, ne peuvent pas introduire des molécules organiques toxiques dans le ciment. La seule contamination possible est celle par les métaux lourds. Le problème est de savoir quelle est leur solubilité et quelle est leur concentration. Sous forme de silicates, la plupart des métaux lourds sont très peu solubles. Arrivera-t-on un jour à la commercialisation de ciments de qualité alimentaire ?
"


PAGES SUIVANTES :
- "L'eau de pluie est-elle gratuite ?"
- "L'eau de pluie en quantités"
- "Comment fait-on ? Toit, goutières"
- "Comment fait-on ? La citerne"
- "Comment fait-on ? Fabriquer sa citerne"
- "Comment fait-on ? Adduction"
- "Puits et sources"

 • • • • • • • • • • • • • • • • • •
ARTICLES EN RELATION :
- "Economiser l'eau d'abord"
- "La potabilisation et la vitalisation de l'eau"
- "L'assainissement"
- "Les toilettes sèches"
- "La phyto-épuration et autres systèmes"
- "L'eau : ressource vitale en danger"
- "Les enjeux de l'or bleu"
• • • • • • • • • • • • • • • • • •



 
Advertisement
Advertisement
Top