Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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Chauffe-eau

Une maison est prévue pour durer au moins cent ans, n'est-ce pas ? Or, dans cent ans, certains des combustibles que nous employons couramment seront devenus rares ou auront disparu. Aucun fuel, par exemple, ne sera plus disponible dans une cinquantaine d'années, tandis que ce sera le tour du gaz à la fin de ce siècle. Et, avant de disparaître, ils seront devenus très très onéreux, comme l'indiquent bien les hausses de prix actuelles.

Si l'on vous dit que ce n'est pas vrai et qu'il y a encore du pétrole pour plusieurs siècles, c'est que l'on compte les réserves enfouies dans les schistes bitumineux, et que l'on oublie qu'elles sont très difficiles à extraire, parfois plus coûteuses en énergie que celle qu'elles peuvent procurer. Rien à voir avec le pétrole qui jaillit quand on donne un coup de talon dans le désert. Il est loin le temps où Rockfeller créait la première compagnie pétrolière, la Standard Oil, qui diffusait l'or noir pour l'éclairage et comme lubrifiant, en sauvant au passage, il faut le dire, des centaines de baleines dont on prenait l'huile pour la mécanique. Dix ans après, Francis Drake creusait le premier puits. On raffina et ce fut le départ de l'expansion mondiale de l'automobile. Rockfeller, Drake, Ford... On comprend mieux cette propension américaine à contrôler le pétrole. C'est devenu réflexe chez eux.

Non, l'exploitation des schistes bitumineux ne couvrira que quelques besoins et le pétrole est déjà condamné en tant que combustible de chauffage, autant que comme carburant automobile. Les prix n'ont pas fini d'exploser, c'est une certitude. Le pétrole servira à d'autres choses et nous devrons développer toutes les alternatives envisageables. Mais comme l'a fait remarquer ironiquement le Skeik Yamani, ancien président de l'OPEP : "L'âge de pierre ne s'est pas éteint par manque de pierres !"

Aucune combustible de remplacement n'est aujourd'hui pris au sérieux par les écologistes et, comme vous le savez, ils ont toujours vingt années d'avance. La preuve en est le travail du Parlement Européen : plus de la moitié des débats et des décisions portent sur des problèmes soulevés par les écologistes depuis le début des années soixante-dix.

Les mieux informés d'entre eux, les plus concernés, les plus experts, n'annoncent aucune alternative crédible à court ou à moyen terme en matière de carburant. Même l'idée de faire de l'huile végétale dans nos champs pour remplacer le pétrole ne tient pas à l'analyse, comme expliqué au chapitre "Mieux être, mieux vivre" de J'attends une maison.

Dans ces conditions et à l'heure actuelle, l'investissement dans un sysème de chauffage durable doit se porter vers des solutions renouvelables qui ne présentent pas le risque d'un renchérissement important dans les années qui viennent. Les personnes qui construisent leur maison aujourd'hui sont les premières à être vraiment confrontées à l'analyse que nous venons de faire. Dans la mesure ou une chaudière se change au bout de vingt années, celles qui ont été installées jusqu'à aujourd'hui brûlaient du charbon, du fioul ou du gaz sans complexe et sans se préoccuper de l'avenir. Depuis les années soixante-dix, on a néanmoins considérablement amélioré leur rendement, un peu comme pour l'automobile, sans remettre en cause la source d'énergie elle-même.

Mais cette époque est révolue. D'autant que les directives concernant les émissions de gaz de combustion des énergies fossiles sont plus sévères à chaque conférence internationale. Les plus récents protocoles en la matière font "obligation" d'une réduction draconnienne de ces émissions responsables de l'effet de serre ou des pluies acides. Les pays européens s'y sont "engagés". Et puis il y en a vraiment assez des armes et des guerres. Depuis plus d'un siècle, la totalité des conflits, vérifiez dans les livres d'histoire, la totalité des conflits a le butin du pétrole pour origine. Il faut changer tout cela.

Rapidement ou pas, le tendance nous pousse vers l'utilisation généralisée des énergies renouvelables. C'est une tendance lourde, pas une mode. Notre planète ne survivrait pas à une autre voie. Alors, plutôt que de se sentir craintif devant ces choix nouveaux qui n'en sont d'ailleurs pas, autant faire le pas. Que les bâtisseurs de ce début de siècle soient les premiers à adopter les solutions qui s'imposeront à tous : des systèmes de chauffage et d'eau chaude sanitaire qui ne brûlent rien.

 

 
 
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